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LES FORMES THEATRALES

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Formes theatrales

Thea

Le personnage de théâtre et le langage théâtral
 
 
A Une créature de mots et de gestes
 
Un personnage de théâtre est principalement présenté à travers des paroles, des gestes, des actes destinés à être joués par un comédien. Même si le dramaturge donne à ses créatures fictives une identité, un caractère ou un passé, le théâtre, contrairement au roman, ne peut créer que difficilement l'illusion d'une vie intérieure. C'est pourquoi les personnages de théâtre sont tout en extériorité et paraissent souvent plus artificiels que les personnages romanesques. L'étymologie rappelle d'ailleurs le lien originel entre théâtre et artifice : le latin persona désignait un masque de théâtre, tandis que le grec hypocritês a d'abord clésigné l'acteur avant de signifier« fourbe, hypocrite ».
 
 

B Un personnage déterminé par sa condition et sa fonction
Une place dans un réseau de relations

Dans le théâtre traditionnel, les personnages sont d'abord définis par leur condition et relations familiales, sociales et sentimentales précisées dès la « liste des personnages »

    • Toutefois, certains dramaturges modernes et contemporains cherchent à effacer ces caractérisations en présentant des personnages peu déterminés, à l'identité énigmatique ou instable, comme surgis de nulle part.

    • Une fonction dans le schéma actanciel

  • Classique ou moderne, le personnage de théâtre est déterminé par sa fonction dans l’intrigue faite de quêtes et de conflits. Son action s'inscrit dans ce qu'on appelle le « schéma actanciel.

un sujet (le héros) est en quête d'un ou plusieurs objets (l'être aimé, le - pouvoir ... ), il est aidé par des adjuvants et se heurte à des opposants. Sa quête est motivée par un destinateur (valeurs ou personnages qui poussent le héros à agir) et vise à satisfaire un destinataire (finalité de la quête).

  • Ces diverses fonctions peuvent être représentées par des notions ou des valeurs abstraites (l'amour, l'ambition, l'honneur, la mort), tandis qu'un même personnage peut assurer plusieurs fonctions (un adjuvant initial peut devenir un opposant). Un objet peut être aussi un destinateur ou un destinataire.

 

C Une tradition de rôles codés

  • Dès ses origines antiques, le théâtre a créé des types de personnages en fonction de caractérisations sociales ou psychologiques: le roi, le tyran, le confident, le héros en proie à une passion excessive dans la tragédie, ou bien les amants ingénus, les vieillards amoureux ou avares, les serviteurs rusés dans la comédie 
  • Ces rôles (soulignés par le port de masques et de costumes spécifiques dans les comédies antique et italienne) sont aussi appelés des« emplois », que ['on attribue aux comédiens en fonction de leur physique (d'où les expressions« avoir la tête de l'emploi» ou« rôle à contre-emploi» ).

 

D Un personnage en attente d'incarnation

Le jeu du comédien, dirigé par le metteur en scène, vise à interpréter le personnage qu’il incarne et peut ainsi modifier la vision qu'en suggère le texte.( Voir les différentes interpretations de Macbeth)

Autre exemple, Tartuffe, décrit comme « gras» et sensuel dans la pièce de Molière, fut joué de manière ascétique et tourmentée par Louis Jouvet en 1950 ou assimilé à un intégriste dans la mise en scène d'Ariane Mnouchkine en 1995.



 
Le langage théâtral
 
 
Par sa double nature de texte et de spectacle, le théâtre mobilise à la fois les ressources du langage verbal et un ensemble de signes visuels et sonores qui contribuent à créer du sens..
 
 
A La double énonciation théâtrale
Les paroles énoncées par les personnages de théâtre visent simultanément deux destinataires le ou les interlocuteurs présents sur scène et le public dans la salle. Ce dispositif de double énonciation rend possibles des effets tels que le quiproquo, le malentendu, l'ironie tragique ou comique, où le spectateur comprend ce que les personnages ignorent.
 
 
B Les formes de la parole théâtrale
Diverses modalités de prise de parole alternent au cours d'une scène et d'une pièce.
  • Le dialogue entre deux ou plusieurs personnages qui échangent des répliques plus ou moins longues.
  • La stichomythie, dialogue composé de brèves répliques de même longueur (un hémistiche un vers ou une phrase) échangées sur le mode du duo ou du duel verbal.
  • La tirade, longue réplique qu'un personnage adresse aux autres, pour développer une thèse ou raconter les actions qui ne peuvent être représentées sur scène (on parle alors de récit).
  • Le monologue, discours prononcé par un personnage seul sur scène, qui analyse ses sentiments (introspection) ou s'interroge sur la décision à prendre lors d'un dilemme notamment ( délibération).
  • L'aparté, réplique qu'un personnage dit« à part» pour lui-même et pour le public, tandis que les autres personnages sont censés ne pas l'entendre.
  • L'adresse au public, qui consiste en ce qu'un personnage apostrophe directement les spectateurs, rompant ainsi l'illusion selon laquelle les personnages parlent entre eux en feignant d'ignorer la présence du public.
 
 
C Le langage non verbal
Une partie de ces signes visuels ou sonores est indiquée dans le texte de théâtre par les didascalies, mais la plupart sont imaginés par le lecteur et inventés par le metteur en scène, le scénographe et les comédiens lors du travail de représentation.
  • Les éléments visuels sont porteurs de sens multiples et symboliques qui influent sur les interprétations faites par les spectateurs: l'architecture de la salle de théâtre et la disposition du lieu scénique, le décor, les objets et les accessoires, les jeux d'éclairage, les costumes, les déplacements, gestes et mimiques des comédiens.
  • Les éléments sonores sont tout aussi signifiants: intonations des comédiens, rires, cris ou pleurs, musique, effets de « voix off », bruitage divers.
  • En plus de ces éléments traditionnels, le théâtre d'aujourd'hui s'inspire souvent d'autres arts et techniques:  projection d'images fixes ou en mouvement, emprunts à l'esthétique cinématographique, à la danse, au mime ou au cirque, comme s'il s'agissait d'aller vers une forme « d'art total ».

LE COMIQUE :

 

LES REGISTRES DU COMIQUE

OUTILS POUR ANALYSER UN TEXTE THEATRAL

STRUCTURE D'UNE PIECE

 

LES PERSONNAGES

 

LA SCENE D'EXPOSITION


 

L’illusion théâtrale.

Pour que fonctionne le spectacle, il faut que le spectateur sache que ce n'est pas vrai.     C’est une fiction que l'on accepte de tenir pour vraie, tout en en percevant la convention (tant théâtrale que littéraire ou artistique). Cette perception seule permet au spectateur ou au lecteur d'avoir suffisamment de recul pour jouir de la fiction qu'on lui propose.

La recherche des actions théâtrales et sa forme varient nécessairement avec la dramaturgie de l'époque.

« L’illusion que l’on va chercher au théâtre n’est pas une illusion parfaite [...] les spectateurs savent bien qu’ils sont au théâtre [...]. »«Mais recherchons dans quels moments de la tragédie le spectateur peut espérer de rencontrer ces instants délicieux d'illusion parfaite.(…) Ces instants délicieux et si rares d'illusion parfaite ne peuvent se rencontrer que dans la chaleur d'une scène animée lorsque les répliques des acteurs se pressent ; par exemple, quand Hermione dit à Oreste, qui vient d'assassiner Pyrrhus par son ordre : Qui te l'a dit? i

Jamais on ne trouvera ces moments d'illusion parfaite ni à l'instant où un meurtre est commis sur la scène, ni quand des gardes viennent arrêter un personnage pour le conduire en prison. Toutes ces choses, nous ne pouvons les croire véritables, et jamais elles ne produisent d'illusion. Ces morceaux ne sont faits que pour amener les scènes durant lesquelles les spectateurs rencontrent ces demi-secondes si délicieuses (…).

 (Exemple donné par Stendhal)

William mulready othello 1840 63 baltimore 2cwalters art museum jpg crop rtstoryvar medium othello 1840 63 baltimore 2cwalters art museumL’année dernière (août 1822), le soldat qui était en faction dans l’intérieur du théâtre de Baltimore, voyant Othello qui, au, cinquième acte de la tragédie de ce nom, allait tuer Desdemona, s’écria : « Il ne sera jamais dit qu’en ma présence un maudit nègre aura tué une femme blanche. » Au même moment le soldat tire son coup de fusil, et casse un bras à l’acteur qui faisait Othello. Il ne se passe pas d’années sans que les journaux ne rapportent des faits semblables. Eh bien ! ce soldat avait de l’illusion, croyait vraie l’action qui se passait sur la scène. Mais un spectateur ordinaire, dans l’instant le plus vif de son plaisir, au mo­ment où il applaudit avec transport Talma-Manlius disant à son ami : « Connais-tu cet écrit ? » par cela seul qu’il applaudit, n’a pas l’illusion complète, car il applaudit Talma, et non pas le Romain Man­lius ; Manlius ne fait rien de digne d’être applaudi, son action est fort simple et tout à fait dans son intérêt.

Stendhal, Racine et Shakespeare, 1823

Si à l'époque classique, elle doit provoquer chez le spectateur, terreur et pitié et permettre la catharsis, voici ce qu'en dit le romantique Stendhal au XIXe siècle

 

Illusion théâtrale et théâtre de l'absurde

Ionesco affirme dans Notes et contre notes que « la valeur du théâtre » et « dans le grossissement des effets ». C'est donc  une esthétique de l'outrance qui va  exhiber l'illusion théâtrale qui doit « non pas à cacher les ficelles mais les rendre plus visibles encore,  délibérément évidentes, aller à fond dans le grotesque, la caricature, au-delà de la pale ironie des comédies de salon ». Pour lui, le théâtre ne copie pas la réalité mais la déforme, il ne crée pas l'illusion mais dénonce son artificialité en combinant en permanence le tragique et le comique.

Il y a donc destruction de l'illusion théâtrale par son excès , il s'agit d'un anti-théâtre.

Pour Ionesco le théâtre ne peut être que dans l'excès et en ce sens se nourrit de la tradition de la farce.

Il s'agit avant tout pour des auteurs comme Beckett ou Ionesco de refuser "toute représentation mimétique de la réalité, qui pourrait favoriser l'illusion entre le réel et le représenté" . 

Donc désintérêt pour l'imitation, la mimésis , volonté de  rompre avec le "théâtre d'illusion", par définition réaliste et référentiel. 

Dans un célèbre essai paru en 1962, le critique anglais Martin Esslin, à qui l'on doit l'expression de "théâtre de l'absurde", dit que ces pièces   montrent l'homme plongé dans un monde qui ne peut ni répondre à ses questions, ni satisfaire ses désirs. Un monde qui, au sens existentialiste du mot, est "absurde".

 

La dramaturgie :

C’est l’art de raconter une histoire (qu’on appelle fable, au théâtre) selon des règles qui vont évoluer en fonction des époques et des mouvements littéraires.

On distingue ainsi :

*     La dramaturgie classique, dont les règles firent édictées par Boileau au XVII° siècle :

 La vraisemblanceLes trois unités (unité de lieu, unité de temps et unité d’action), Les bienséances      La dramaturgie Romantique qui prendra le contre-pied de la dramaturgie classique :

  •  Au niveau des personnages (les parias et les petits sont souvent au devant de la scène dans la  dramaturgie romantique)
  •  Esthétique du mélange des genres
  • Plusieurs actions parallèles. Voir docs complémentaires : La préface de Cromwell de Victor Hugo.

La dramaturgie  moderne :

Volonté de choquer, de se situer en marge du théâtre traditionnel. Leurs précurseurs sont Alfred Jarry avec Ubu roi ou le théâtre d'Apollinaire et de Vitrac. Sont influencés par les surréalistes et les dadaïstesRejet  d'un théâtre engagé Intrigues sont d'une simplicité déroutanteRejet des  étapes traditionnelles du théâtre : exposition, nœud, dénouement ainsi que leur découpage en actes et en scènes. Textes inondés de didascalies : pour ces dramaturges la gestuelle, l'intonation, les décors, les costumes et les accessoires comptent tout autant que les paroles échangées sur scène.C’est avant tout un théâtre de langage dont  il montre l'inefficacité ou l'inadéquation : il montre l'incommunicabilité entre les êtres à travers un langage  en crise (multiplication des clichés, des proverbes, des lieux communs parfois détournés. Ionesco utilise la banalité des paroles des personnages, le non-sens, les propos qui défient la raison… Il utilise aussi dans La Cantatrice chauve par exemple, les onomatopées qui paraissent réduire le langage à un bruit insignifiant. Le langage ne sert plus à communiquer mais à montrer ses propres limites. Ce théâtre illustre donc l'absurdité de la condition humaine. Ainsi, les personnages de La Cantatrice chauve ont si peu de nécessité  qu’ils sont interchangeables (voir la fin de la pièce) •    les noms des personnages qui prennent la parole ou sont présents sur scène, sont transcrits le plus souvent en capitales d'imprimerie 

•    les paroles prononcées par les personnages (les répliques) qui sont transcrites sans enrichissement typographique particulier ;

•    les didascalies, c'est-à-dire les informations relatives au lieu de l'action, aux gestes ou déplacements des personnages, aux intonations, aux bruits, aux costumes, etc., sont en italique.

 

La double énonciation :

Les personnages se parlent entre eux mais indirectement,   ils renseignent aussi le public  sur l’action, le caractère des personnages. La parole a donc 2 destinataires : le public et les autres personnages.

Les différentes modalités de la parole au théâtre 

Le texte théâtral est construit comme un long dialogue, constitué des répliques échangées par les personnages : la longueur des répliques, les jeux d'échos qui se créent entre elles, renseignent souvent sur la nature des relations entre les personnages.

Stichomythies : de très courtes répliques se font suite et s'enchaînent rapidement : ce procédé caractérise un échange vif entre deux personnages et peut traduire l'intensité tragique ou, au contraire, produire un effet comique.

 L’aparté :   Lorsqu'un personnage prononce des paroles que les autres ne sont pas censés entendre . Ce type de réplique est parfois annoncé par la didascalie « à part ». Le spectateur, véritable destinataire de cette parole, devient alors le complice du personnage. L'aparté rend sensible le décalage entre ce que dit et ce que pense le personnage.

Le monologue :  discours que se tient un personnage à lui-même. Il s'agit avant tout d'une convention théâtrale qui permet d'éclairer une situation ou d'exprimer les sentiments profonds d'un personnage.

La tirade est une longue réplique qui repose le plus souvent sur une succession de phrases complexes, de questions et d'arguments.

Le quiproquo : Dialogue fondé au départ sur une méprise, source d'effets comiques : un personnage ou un objet est pris pour un autre, une phrase est mal interprétée, etc. Le quiproquo comporte généralement trois étapes : la méprise parfaite, l'apparition progressive du doute, la révélation de la méprise. C'est ainsi que dans Le Mariage de Figaro (Beaumarchais), le comte fait, à la faveur de la nuit, la cour à sa propre femme qu'il prend pour Suzanne, la jeune femme qu'il désire séduire.

 

L'action dramatique

  désigne la façon dont les événements et les relations entre les personnages s'imbriquent pour faire progresser l' intrigue d'une situation initiale à un dénouement.  Un sujet désire un objet (ce n'est pas nécessairement un objet réel, il peut s'agir d'une idée, d'une valeur) ; ce sujet est contrarié dans son désir par des opposants et, en même temps, aidé par des adjuvants.

Par exemple, dans la pièce Britannicus de Racine, le schéma actantiel peut-être analysé ainsi : le désir, la soif de pouvoir (destinateur) pousse Néron (à la fois sujet et destinataire) à vouloir posséder Junie (objet). Il est aidé dans sa quête par Narcisse (adjuvant) et voit s'opposer à lui Britannicus, Agrippine, Sénèque (opposants).


Les questions à se poser pour étudier un texte théâtral :

(comédie, tragédie, tragi-comédie, drame …)  appartient  le texte et à quelle époque?  Selon les siècles, les buts du théâtre ne sont pas les mêmes.

  • Identifier la forme du texte :

     Dialogue (voire stichomythie), monologue,aparté

  • Quelle est la situation : scène d’affrontement (conflit entre plusieurs personnages, conflit intérieur), scène de révélation, scène de confidence, quiproquo… ; identifier le sujet de l’extrait et les registres dominants
  •  
  • Quel est le thème abordé ? :

thème classique (la jalousie, l'amour, le dilemme, etc) ; reprise de mythes ?

  • A quel moment se situe le texte à commenter ? :

Voir  références à l'acte, à la scène. Cela est surtout vrai pour les pièces classiques. Exposition, noeud, péripéties, dénouement…

  • Quels sont les registres utilisés ? :

Certaines pièces mêlent tragique et comique.  Au XXème, théâtre de l'absurde.mais avant aussi

  • Y a-t-il  un écart avec un genre, une situation typique au théâtre ? :

Cela est souvent vrai pour les pièces du XXème qui innovent, modifient, reprennent, inventent parfois un nouveau genre.

  • Quels rapports entretiennent les personnages ? :

 Liens de parenté, sources de conflits, alliances, etc.

  •  Réfléchir au sens du titre.
  • Penser le texte comme représentation

 Didascalies, rôle des objets, jeu des comédiens …

 

  • Caractériser les personnages :

Leur rôle (principal, secondaire ; éponyme ; statut social, etc ; rôle dans la pièce …) et leurs caractéristiques : traits de caractère, valeurs morales dont ils sont porteurs, argumentation développée  

 

  • Observer  s’il y a une évolution ou pas

Le dialogue a-t-il fait progresser l’action ? un personnage dans sa réflexion ?  

FONCTIONS DU THEATRE

LEXIQUE DU THEATRE

 

 

Vocabulaire du théâtre

Aparté

L’aparté est une forme particulière de réplique, prononcée par un personnage de façon qu’elle soit audible par le public, mais pas par son/ses interlocuteurs sur scène (ou parfois seulement par une partie d’entre eux). Il produit souvent un effet comique.

 

Burlesque

Tonalité d’un texte à visée parodique qui traite dans un style familier un sujet noble.

 

Calembour

Jeu de mots fondé sur le rapprochement humoristique de termes proches par le son mais différents par le sens (homophones ou homonymes).

 

Catharsis

Purification de l'âme ou purgation des passions du spectateur par la terreur et la pitié qu'il éprouve devant le spectacle d'une destinée tragique. Ce mode d'expression de soi qu'était le théâtre antique permettait, comme le psychodrame moderne, d'opérer une catharsis, une purification de l'âme, une liquidation des complexes  

 

Dénouement

Fin d’une pièce de théâtre, assurant la résolution du conflit et fixant le sort des personnages.

 

Double énonciation

Phénomène typiquement théâtral par lequel, quand les personnages s’adressent les uns aux autres

sur scène, l’ensemble de leurs propos est aussi, à travers eux, adressé au public par le dramaturge.

 

Dramatique

Étymologiquement, est dramatique ce qui se rapporte à l’action (to drama = l’action en grec).

Quand on parle de l’intérêt dramatique d’un passage, on souligne son importance dans la progression de l’intrigue. Par extension, le terme « dramatique » s’applique à tout ce qui concerne le théâtre. Il convient de bien distinguer ces deux acceptions, et de ne pas confondre le mot avec tragique ou pathétique.

 

Dramaturgie

Art d’écrire des pièces de théâtre.

 

Farce

Genre dramatique visant à faire rire par des procédés bouffons ou absurdes.

 

Guignol

Guignol est le héros d’un théâtre de marionnettes créé au début du XIXe  siècle à Lyon. Par extension, désigne un type de théâtre caractérisé par la vivacité et la simplicité des dialogues, une

facétie  de  mots  et  de  situations,  des  allusions  scabreuses,  des  disputes  et  des  bagarres,  une dimension caricaturale, etc.

 

Héroï-comique

Tonalité d’un texte à visée parodique qui donne un style noble à des réalités triviales ou à des personnages de basse condition. 

Illusion théâtrale

Consiste à présenter au spectateur la fiction théâtrale comme réelle. Convention par laquelle le spectateur accepte d’y croire, fait semblant d’être dupe.

Monologue

On appelle ainsi les propos tenus par un personnage seul sur scène (ou qui se croit seul).

 

Pathétique

Qualifie l’expression des sentiments, de la douleur et des souffrances d’un personnage (to pathos= la souffrance, en grec), propre à susciter de l’émotion.

 

Péripétie

Rebondissement dans le cours de l’action.

 

Quatrième mur

Mur imaginaire séparant la scène de la salle, l’acteur du spectateur. Les dramaturges naturalistes utilisaient cette image du 4e mur pour expliquer que toute scène doit être jouée comme dans une pièce fermée indépendante du spectateur. Ce dernier est alors placé en position de voyeur, et la vraisemblance de la scène est accrue, l’illusion théâtrale* renforcée.

 

Quiproquo

Situation théâtrale fondée sur la confusion entre une chose et une autre, une personne et une autre. Est le plus souvent source de comique.

 

Réplique

On appelle réplique les paroles prononcées par un personnage dans un texte de théâtre. Une réplique particulièrement longue est une tirade.

 

 

Satire

Désigne à l’origine une forme particulière de poème s’attaquant aux vices et aux ridicules d’une époque ou d’une personne. Par extension, tout écrit visant à critiquer ou à tourner une cible en dérision.

 

Scénographie

Art d’organiser l’espace scénique en agençant décors, lumières, accessoires, etc.
 

Tirade

Voir réplique.

 

Tragique

Qualifie ce qui relève de la tragédie. Plus généralement, une situation tragique implique la vaine lutte de l’homme contre des forces qui le dépassent (divinité, destin, fatalité, pulsions…).

 

Le vocabulaire de la scène
Voc scene

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