E. Munch, La Croix vide

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Œuvres picturales en lien avec Le Mal au théâtre

 

MUNCH –La croix vide, 1901

 

Question du sens à donner à la vie humaine si Dieu est mort…

Concerne particulièrement Caligula   par rapport au monde absurde

 1.      les éléments qui constituent le tableau : 1er plan, arrière plan, côté droit, côté gauche.

  1. Au centre, Munch habillé en moine jouant sur la sonorité de son nom (Le mot allemand Mönch signifie moine en français).Il regarde devant lui, comme tourné vers ses interrogations

  2. A l’arrière plan, une croix vide et un arbre mort.

  3. A sa gauche, un fleuve qui emporte des hommes. Ils se noient. Leurs bras semblent lancer des appels que personne ne remarque.

  4. A sa droite, des hommes et des femmes (Homme la tête dans la poitrine d’une femme) ; personnages amoncelés et nus qui suggèrent la luxure. 

 

Munch  met donc en scène son questionnement entre deux attitudes possibles :

a) Se jeter dans le fleuve car si Dieu est mort, il n’y a plus d’espérance

b) Où succomber au péché puisque, si dieu est mort, il n’y a plus ni bien, ni mal.

La toile donne d’ailleurs une impression de silence. Il semble n’y avoir aucun son. Ni les cris des noyés, ni les éclats des jouisseurs. Et encore moins la voie de Dieu. Les tonalités bleues et le blanc renforcent la sensation de froid, de vide.

On peut également  mettre cette toile en lien avec des œuvres contemporaines comme le « Pardonnez-moi Seigneur parce que j’ai péché » de Damien Hirst, 2006 qui est un triptyque (rappel des œuvres religieuses) constitué par des mouches collées à la résine sur la toile.

  Ce que veut dire Hirst, c’est que le péché n’a plus de sens  puisque il n’y a pas de dieu donc pas de châtiment. La seule certitude ce sont les trois étapes de la vie humaine : je nais, je vis, je meurs et ce qui m’attend, c’est  la déchéance des corps. Il n’y a plus de morale  (cf.voir Camus, pour qui mêmes l’absurde laisse la possibilité d’une valeur morale).

 

Video traces des dieux enfuis Nietzsche/Munch – Centre Pompidou

http://traces-du-sacre.centrepompidou.fr/exposition/presentation.php?id=82


 

On peut également  mettre cette toile en lien avec des œuvres contemporaines comme le « Pardonnez-moi Seigneur parce que j’ai péché » de Damien Hirst, 2006 qui est un triptyque (rappel des œuvres religieuses) constitué par des mouches collées à la résine sur la toile.

 Ce que veut dire Hirst, c’est que le péché n’a plus de sens  puisque il n’y a pas de dieu donc pas de châtiment. La seule certitude ce sont les trois étapes de la vie humaine : je nais, je vis, je meurs et ce qui m’attend, c’est  la déchéance des corps. Il n’y a plus de morale  (cf.voir Camus, pour qui mêmes l’absurde laisse la possibilité d’une valeur morale).

 


 

  • Le triptype Forgive Me Father for I Have Sinned(2006) - un agglomérat de mouches collées sur la toile - est une figure religieuse pervertie.  
    « Dieu est mort », et il ne demeure que ce que nous montre Damien Hirst : le corps périssable, livré aux larves sans espérance de résurrection !

    Damien HIRST
    Forgive Me Father for I Have Sinned, Pardonnez-moi, Seigneur, parce que j’ai péché, 2006, 137,2 x 101,6 x 10,2 cm, Collection particulière

Hirst